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22 juillet 2006 6 22 /07 /juillet /2006 17:34




Un choix de textes de langue française de poètes d'aujourd'hui


On n'habite pas un pays, on habite une langue.
Une patrie, c'est cela et rien d'autre.

Emil Michel Cioran

(extrait d' Aveux et anathèmes)


Passent les modes, fancofffonies et francophonie, vocabulaire des nécessaires dossiers administratifs et slogans réducteurs des médias.

Seule compte la création poétique ! "Carnavelesques " enregistre la température de la poésie, les séismes et les coulées de lave du français asphyxiant le bavardage en cours.

 

 

Carnavalesques propose des textes de :

Anas Alaili, Tahar Bekri, Patrick Beurard-Vadoye, Tanella Boni,  Louis-Philippe Dalembert, Gaston-Paul Effa, Jal El-Hakmaoui, Israël Eliraz, Sandrine Gironde, Marie-Chat Hand,
Jean-Louis Houchard, Mohamed Hmoudane, Jacques Izoard, Vénus Khoury-Ghata, René.L.Louis, Carpanin Marimoutu, Alain Mabanckou, Nimrod, Théodore Ouedraogo, Ernest Pépin, Anthony Phelps, Max Rippon, André Robèr, Khal Torabully, Jean-Pierre Verheggen.


 

Introduction

Carnavalesques est une anthologie de la poésie française en cavale, charriant d’amont en aval l’arabesque d’une mélodie, les strates des mots.. Elle s’adresse à tous, de Nancy à Abidjan, de Liège à Port-au-Prince, dans l'espoir  de toucher les abonnés de la télévision, les accros des jeux vidéo, les enfants-soldats, les compulsifs du texto, les « petits caïds » de cité Soleil.

   La poésie y est offerte tantôt en vers libre, tantôt en prose cadencée, dans la volonté de se mesurer avec la langue standard, fade et insignifiante. Quitte à déplaire aux pouvoirs en place qui la momifient, les idiomes métissent leurs points de vue, inculquent des postures, en inventent, défiant le rouleau compresseur de la normalisation.
   La langue est à coup sûr une confrontation passionnée de l’histoire, des modèles dominants, désormais caduques..
   Seuls les poètes ont l’audace de chanter autrement l’amour, la vie en ses mille facettes, le bon sens populaire, l’accomplissement des jours meilleurs. L’acte d’écrire construit une langue qui perfuse l’imaginaire. Il  galvanise les énergies, mélopée, litanies verbales, fatrasie d’apatrides, strophes nostalgiques de l’enfance, envolées fantasques nées de devinettes paysannes et urbaines.
   Le français, éclairé par d’autres regards, emprunte les accents entendus quelque part ailleurs. . La résistance se nourrit de cultures et de valeurs florissantes sur son archipel fabuleux. Elle confronte les expériences d’inventeurs, les uns fascinés par les sonorités et les images, les autres tiraillés entre le créole et le parler normatif, tous enracinés dans leur aire linguistique, jaloux de leurs particularités, de leur éducation, de leur culture et de leurs mœurs. Ainsi, l’artiste André Robèr se bat pour les « grands classiques créoles » de son enfance et la préservation du « petit courant d’air vivace », le suc de l’oralité…

 
  Dans leur « verbigération »*savoureuse, les poètes participent au grand métissage des langues, résistant aux chaos des nations, des régimes politiques, des pressions commerciales, à la déshumanisation du discours, écrivains avant tout, artisans, chantres « macaroniques  (…) gentiment délirants »*.

*Christian Prigent, Salut les modernes, éditions P.O.L. 2000.

Les recueils édités par notre association sont en vente par correspondance à l'adresse de l'association des éditions Aspect ou, pour aller plus vite, sur l'adresse courrielle suivante:
editions.aspect@gmail.com


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Published by michel-dani alain - dans nancy.aspect.editions
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