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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 21:41
Namur est une belle ville, faite de briques et de bocks.

La bière y est excellente, et les rues de la vieille ville, quand on quitte les axes commerçants aux hautes demeures bourgeoises qui dentelles savamment le ciel de leurs façades baroques et symétriques, ces rues étroites d'un rouge qui oscille entre carmin et terre de sienne plongent le promeneur dans un autre temps, celui qu'on invente d'un début d'un autre siècle entretenu par la grâce d'un film historique.
(C'est ce qui m'insupporte dans les reconstitution du siècle dernier (le XXème) : la propreté des rues, de toutes les rues.)

Revenons à Namur.
Nous y étions passé il y a deux ans, sur ce Marché de la Poésie, célèbre et célébré fort justement, pour y rencontrer nos amis invités, Vénus Khoury-Ghata et Tahar Békri. Nous y avions retrouvé d'autres poètes, belges ceux là, venus précédemment à Nancy. Le Marché, installé sur la Place d'Armes, à deux pas de l'opéra, sur cette place passante, nous avait conquis, par cette ouverture justement, par ce "passage des gens" qui nous semble essentiel, par l'accueil sympathique d'Eric Brogniet et de son équipe, et par l'animation, un podium et des lectures, dont celle, toujours remarquable, de Vénus Khoury-Ghata.

Revenus à Namur cette année, nous avons été déçus : nous pouvons le dire franchement à nos amis belges.

L'arrivée : prévue à 17 h, personne à la Maison de la Poésie, pas un numéro (de portable?) à joindre, nous avons attendus, avec d'autres, jusqu'à 17 h 30, malgré la pluie, la croisière (sur la Meuse) jouait le remake d'une série bien connue.

L'accueil: nous avons été ignorés.

L'installation? la cour, pourtant si propice aux rencontres, et transformée en une sorte de ghetto, peu de visites (une centaine de personnes en 2 jours, et toutes convenues), pas d'appétance pour la manifestation, peu de passants qui passaient dans la rue Fumal... C'est dommage, car la Maison de la Poésie, que nous avons visitée en 2005, est un lieu magique. Pourquoi y installer le Salon du Livre?

Heureusement, dans ces salons, on y cause (on a le temps)et les rencontres sont l'essentiel de leur intérêt : ainsi avons nous retrouvé Jacques Izoard, toujours disert et malicieux, André Schmitz qui vint aussi à Nancy, Alexandra Fixmer des éditions Phi et Claudio, le ludion de la diffusion (si le terme ne lui convient pas, qu'il m'écrive), avec lesquels nous avons fait quelque projets et que nous retrouverons au Marché de la Poésie de PARIS vendredi.

De bons contacts, des soirées agréables, des restaurants "généreux".

J'oubliais: la location de gîtes, moins onéreuse que l'hôtel, est plus agréable aussi, grâce à la gentillesse des hôtes. Ceux que nous avons rencontrés - Côté Fontaine" et un couple du village d'Erpent dont je retouverai le nom - nous encouragent à revenir à Namur, fête du bock, et de briques.
En touristes cette fois.


la rue Fumal: au 28, la Maison de la Poésie et de la Langue française.



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Published by michel-dani alain - dans éditeur de poésie
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