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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 19:19

 

Un extrait de mon nouveau projet d'ecriture intitule l'Enfer, qui commence a prendre forme mais la route sera longue....

 

 

 



L’enfer

 

 

Peu importe le décor. Peu importe le lieu. Peu importe ce que je suis. Ce que je fais. Ce que je prétends être. Peu importe ce qu’elle est, ce que l'autre est. Il n’y a rien a expliquer. Il n’y a rien a élucider.

Tout ce qu’il faut savoir c’est qu’un homme, un jour, a menti, a trahi.

Rien de plus, rien de moins.

Un homme cloue sur la croix de la nuit. Écartelé. 

Ce texte est sa confession. Et son exutoire. 

Un diamant noir a trente facettes. 

De sa descente aux enfers.  Ma descente aux enfers 

 

1.

 

Je ne voulais pas. Il faut me croire. Je ne voulais pas te tromper. Je t'aime.  Il faut me croire. Il faut me comprendre. Et me pardonner. Ce n’était qu’un jeu.  Un jeu d'enfants. Jeu de quilles. Jeu de rêveurs. Jeu d’innocents qui attisent les grandes flammes de la nuit. Je l’ai rencontrée lors d’une soirée, on a échange nos adresses mail, puis on a repris contact quelques jours plus tard. C’était pour rire, un flirt innocent. Je n'avais nullement l'intention d'aller plus loin. Je voulais seulement séduire. Me prouver que j'existe un peu. Renouer avec l'excitation des débuts. Puis le jeu m'a souille. Le jeu m'a brise. Le jeu m'a rompu. En un nombre infini de fragments. C’est de ma faute. Je le sais. J’en suis conscient. Pardonne–moi. Il faut me croire. Je ne voulais pas te tromper. Mais je suis faible. Trop faible. Elle est belle vois-tu. J’aime son corps, ses yeux, ses mains, ses ongles, j'aime son visage apaise apres l'amour, son visage crevasse quand elle jouit, j'aime son rire écarlate, sa peau qui se distend sous la tyrannie de mes lèvres, j'aime jusqu'aux plis de ses rêves. J’aime ses yeux, son corps, ses ongles, ses mains, son visage crevasse quand elle jouit,  j'aime son visage apaise après l'amour, sa peau qui se distend sous la tyrannie de mes lèvres, j'aime son rire écarlate, j'aime jusqu'aux plis de ses rêves. Peux-tu me pardonner ? Je ne voulais pas. Comment me justifier ? Sais-tu qu’on se laisse parfois aller ? Qu’on perd le contrôle de la situation ? Comment te l’expliquer ? Que j’aime le souffle de son corps, que j’aime ces mains qui pétrissent mes nervures, que j’aime ces lèvres qui dérobent mes doutes, que je renais sans cesse au confluent de ses veines. Comment te l’expliquer ? Mais je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Il faut me croire. Il le faut. Je ne suis pas un salaud. Je ne le suis pas. Je ne voulais pas te tromper. Mais elle est belle. J’aime jusqu’aux plis de ses rêves. Je te l’ai dit. Je te le dis encore. J’aime jusqu’aux plis de ses rêves. Mais je t’aime aussi. Je l’aime et je t’aime. Pardonne moi. Pardonnez moi. Je suis en enfer. Je n’en peux plus. Pardonnez-moi. Je vous en supplie.

 

 

 









2.

 

 

Je t’ai trahie. Je n’ai pu m’empêcher de le faire. Pardonne-moi. Je t’ai trahie. Je n’ai pu m’empecher de le faire. Je n’ai pu m’empêcher de l’effleurer, de la toucher, de soudoyer son corps, de l’explorer, de le butiner, de l’enlacer, de le dévorer. Je t’ai trahie. Pardonne-moi. Je ne l’aime pas. Je ne crois pas l’aimer. Enfin je ne sais plus. Je ne sais plus ce que je suis. Je ne sais plus ce que je veux. Je suis en enfer. Pardonne-moi. Mais j’ai besoin d’elle. J’ai besoin de cet être. Je ne peux m’en passer. C’est plus fort que tout. Que toute raison. Que toute volonté. Je t’ai trahie. Pardonne-moi. Je suis l’homme de ce remords. Je n’arrive plus a respirer. J’étouffe. Je suis en enfer. Je deviens fou. Je veux tout arrêter. Mais je ne peux pas. Je ne vais pas y arriver. C’est plus fort que tout. Que toute raison. J’ai envie d’elle. C’est un impératif de vie. Et de sens. Je ne peux faire autrement. Je le dois. Mais je dois m’arrêter. Elle me détruira. Elle me réduira en lambeaux. En miettes. Je le sais. Elle a tout pouvoir sur moi. Je t’ai trahie. Pardonne-moi. Tu n’en sauras jamais rien. Tu ne dois rien savoir. J’ai besoin de toi. J’en ai besoin. Aide-moi. A m’en sortir. Aide-moi. A extraire ce poison de mon corps. Aide-moi à m’en débarrasser. Il faut en finir. Aide-moi. Mais je ne peux pas t’en parler. Je ne l’aime pas. Il faut me croire. Enfin je ne sais plus. Je ne dois pas l’aimer. Tu ne dois pas l’aimer. Je ne suis pas un imposteur, ni un menteur. Je me répété. Je ne l’aime pas. Je ne veux pas l’aimer. Je ne dois pas l’aimer. Il faut me croire. Elle m’a envoûté. Je suis une victime. Sa victime. Dis moi que tu me crois. Dis moi que j’ai raison. Dis le haut et fort. Ecris le. Ecris le, la, maintenant, tout de suite. Écris, avec l’attirail de mon sang s’il le faut, que je suis une victime, que je suis sa victime, que je ne suis coupable de rien. Ecris le, s’il te plait. Je suis sa victime. Mais je ne dois rien te dire. Tu ne dois rien savoir. Parce que je t’aime. Je t’aime plus que tout. Pardonne-moi. Pardonnez-moi.

 





4.

 

Je n’ai aucun alibi. Je le sais. Je ne peux me réfugier derrière un discours lapidaire. Dire qu’on ne s’entend plus, que la routine a ronge le désir, qu’on n’a plus rien en commun. Je n’ai aucun alibi. On se connaît depuis de longues années. On s’est rencontres sur les bancs de l’université. J’avais vingt deux ans et toi vingt, j’étais étudiant en philosophie et toi en lettres. Le déclic s’est produit immédiatement car de nombreuses affinités nous liaient. Le même goût des livres, les mêmes ambitions, les mêmes révoltes. Mais on ne s’est pas pour autant précipites, on a pris le temps de se découvrir, de s’aimer. La décision de se marier fut le point culminant d’un long et patient cheminement ensemble. Et aujourd’hui, a trois mois de notre mariage, je n’ai rien a te reprocher. Ou si peu. Tu es une femme délicieuse et tu as de nombreuses qualités. Tu m’a beaucoup soutenu et aide durant ces dernières années. Je te dois beaucoup. Tu es mon âme sœur. Je le dis sans ironie aucune. Ce titre paraîtra désuet a d’autres. Mon âme soeur. Mais tu l’es effectivement. Mon âme sœur. Celle qui est la plus apte a me comprendre, celle qui épouse le mieux tous les contours mon être, celle qui m’offrira une ribambelle de bambins, celle qui m’accompagnera jusqu’aux confins de la vie. Je n’ai donc aucun alibi, aucune excuse. Tout est de ma faute. Je le sais. J’en suis conscient. Je détruis tout. Mais crois-moi, je ne voulais pas de te tromper. Ce n’était pas dans mes intentions. Ce n’est qu’un jeu qui a mal tourne. Je suis une victime. Je suis sa victime. Je suis en enfer désormais. Veux tu que je te parle de l'enfer ? Sais tu ce qui s'y trouve ? Sais tu les démons qui martèlent les remords ?  Sais tu les créatures qui enfoncent leurs griffes dans les extrémités de ma cervelle ? Sais tu la souffrance sans nom, sans culte, sans fin ? Je n’en peux plus. Aide-moi. Pardonne-moi. Pardonnez-moi. J’espère que tu comprendras,. Que tu ne m’en voudras pas. Pardonne-moi. Pardonnez-moi.

 

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Published by michel-dani alain - dans nancy.aspect.editions
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