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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 23:07
Le Livre sur la Place est, comme tous les salons du livre, une occasion de rencontres : celle des amis, celles des écrivains -un bonjour à Alain Mabanckou et à Gaston Paul Effa - et toute la multitude des visiteurs qui, courageusement, sacrifient leur week-end à l'arpentage studieux des planches du Salon.

La place Carrière est ainsi une sorte de théâtre où passent des milliers d'acteurs que je ne peux m'empêcher de "croquer" année après année.

Voici quelques croquis pris sur le vif, que j'enrichirai de couleurs et de détails au cours de la semaine.

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 17:12
Le Livre sur la Place à NANCY -2007

Le livre sur la Place (2)

 

 

La Livre sur la Place de Nancy fait peu de place à la poésie. En tout, hormis notre catalogue d’une dizaine de titres, pas plus d’une vingtaine d’ouvrages sur les plusieurs-milliers du salon. Encore faudrait-il faire une place particulière aux comptines et autres « Canes de Jane » et ses avatars aux rayons des enfants.

 Les « grands » éditeurs conservent ainsi, plus pour l’image de marque que par intérêt, un catalogue de poésie et un vivier de poètes . Rien à dire sur la qualité -et les qualités- des poètes. Ou plutôt : beaucoup à dire. Ils servent la littérature quand d’autres la desservent, ou la deversent, ce qui est un peu pareil. Il y a loin du Bateau ivre au Gateau livre. Et ce nn’est pas le lecteur qui s’empifre.

Je me faisais la réflexion qu’un livre ne devrait jamais peser moins que 500 grammes (ou environ, pour les plus anciens). Ce serait un juste moyen de peser les livres à une époque où l’écrit-papier (je ne parle pas de littérature) se fait si abondant et si..léger, encore que le mot ne convienne pas : futile serait mieux.

 

Il reste peu de littérature dans un salon du livre. Au Marché de la Poésie de Paris, quelle proportion de poésie ? Et il existe d’inclassables et habiles faiseurs.

Au Livre sur la Place, on vient aussi-on vient surtout- pour l’événementiel (le mot clé de notre « civilisation » de la télévision) et les « bêtes de télé » enfin livrés en pâture hors de leur cage-écran.

Entendu dans la foule, devant les barrières de sécurité :

Le père (à son grand fils) « Va nous attendre de l’autre côté, on passe à Poivre d’Arvor et on te rejoint à la sortie »

(le fils s’élance nonchalamment)

 

On va « à Poivre d’Arvor » comme on va « au Cora » ou « au Leclerc »

On y va pour voir-le ou voir-la ; au mieux (que dis-je là ?) pour acheter et faire signer un autographe. Pour qui ? Souvent pour un tiers : le livre sera cadeau d’anniversaire, de fête, de Noél ou de Nouvel An. Il est devenu un objet de culture qu’on offre, qu’on échange, un cadeau culturel qui entre dans les procédés d’approche, de domestication, de pacification, de reconnaissance, dans le relationnel de notre époque, un objet neutre mais d’une certaine classe sociale, qui offre un large choix de codes et de repères…Ferblanterie d’un nouvel âge pour d’autres indiens, si proches.

Mais est-il lu ?

Oui, il finira par être lu mais peut-être pas par la personne qui l’a acheté, fait dédicacer, ou son (sa) destinataire. C’est le cas de presque tous les ouvrages aux couvertures et photographies prestigieuses, qu’on retrouve, intacts, dans les rayonnages des particuliers, sur les brocantes ou chez les Chiffonniers d’Emmaüs.

 

 

Et la poésie, dans tout ça ? Elle se porte bien, la poésie. Elle devient presque souterraine au fond des librairies qui effacent les recueils dans les étourdissantes rotations que leur infligent ( ?) les distributeurs ;

Mais les poètes sont toujours là, vivants.

 

 

 

Richard Rognet, songeur

vue générale

Gaston Paul Effa
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 21:41

Le livre sur la Place (1)

 

 

 

4 jours, c’est long, et c’est surtout Danièle qui s’est relayée sur le stand gentiment mis à disposition par les responsables de ce premier salon du livre de l’année littéraire. Grand merci à Michèle Maubeuge et à Jean Bernard.

Mais 4 jours d’affluence sous un beau soleil, même si c’est fatigant, il est toujours agréable ce moment des rencontres, un peu rapide tant auteurs, éditeurs et libraires sont accaparés. L’ affluence est impressionnante –c’est LE salon du livre, mais surtout une énorme Foire aux libraires et aux Livres – et voir passer sans cesse un flux continu de visiteurs, se véhiculant en général dans le même sens et avec une régularité hypnotique est un spectacle étonnant.

 

Pour ce qui est des « affaires », je veux parler de celles qu’on fait, et non de celles qu’on cache, il semble que les libraires soient contents du cru 2007 . Cependant, l’afflux trop important du public à certains moments de la journée a conduit les organisateurs à retenir le flux aux entrées : la limite est atteinte d’une fréquentation en toute sécurité. Les vastes tentes seront-elles suffisantes à l’avenir ?

 

Côté invités, Yves Coppens a su se monter à la hauteur de sa réputation d’homme : il était là, il est resté, resté égal à lui-même et toujours aimable. On pourrait penser que la fréquentation de nos ancêtres féminins porte à la réflexion et à la modestie. Lucy est en tous cas une fréquentation qu’on souhaite à beaucoup. Par exemple à cette présentatrice de la 2 qui vint , vit et ne (con) vainquit personne de lui donner une suite à l’Hôtel de la Reine, ce qui la décida à repartir pour Paris sans passer par la case « Livre sur la Place » -mais peut-être a-t-elle gagné quand même quelques centaines d’euros.  (source: Est Repu du dimanche 23 sept)

 

Les Editions ASPECT  : parlons en

Nous avons présenté Carnavalesques 2007 avec un certain succès malgré l’absence (regrettable) d’une information dans la presse.

Les acheteurs ont apprécié la formule et la qualité tant de la présentation que des contenus. Cerise sur le gâteau, une commande nous est arrivée le soir même de Nouvelle Calédonie.

La revue sera donnée à tous les adhérents de l’association des « Amis de la Poésie » qui soutiennent notre projet depuis ses débuts, dans la cadre d’une convention de partenariat.

Plusieurs poètes nous ont accompagnés pendant ses quatre jours : Richard Rognet, Bernadette Throo et Bernard Demandre. Je vous dirai quelques mots de leurs derniers recueils dans une prochaine chronique.

"La colère du gisant" est sortie le même jour et sera suivie, la semaine prochaine de Cléanthie, nouvelle dans une version bilingue, français-grec (actuel) : nous en reparlerons.

(à suivre)


 clin d'oeil : ci dessus

une orientation spécialement confiée àl'ONISEP : celle de Marc Lévy.


Danièle et Bernard Demandre
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 11:18

Jacques Izoard

Jacques Izoard, Liégeois impatient de “l’avoir” ou “de la voir”, explique dans le détail à quoi ressemble un ancien lavoir, mot préféré à “laverie”, lavoir baroque verni remarqué à Saint-Jacques de Compostelle. Le Lavoir-théâtre d’Epinal, acoustiquement parlant, lui paraît plus accueillant. La proximité de la Moselle le berce, au cours d’une soirée en mars, mois du Printemps des Poètes, il exalte la saveur de certains mots. Dans un lieu  au sec, la voix est cernée par l’ombre et par les reflets de l’eau : on peut y laver ses poèmes d’inspiration liquide. La première séance de lectures publiques consacrées à la poésie qu’il a organisée dès 1972, portait sur un recueil de Pablo Neruda intitulé  Machupicchu. “Mes poèmes, déclare le poète, jamais à court de définitions imagées, sont des poings fermés. Des cailloux roulés par la rivière...”

Après 1979, il cesse de publier la revue Odradek baptisée ainsi en hommage à  Kafka, le créateur d’un animal “ extraordinairement mobile”. L’Odradek  ne se laisse pas attraper : Jacques Izoard, non plus. Après le prix Mallarmé obtenu à Paris pour Nu, dévêtu, libre, réédité en poche  par les éditions Labor(1992), il garde toute sa liberté.

 “J’aime beaucoup le mot corps. C’est volontaire ! Il se  retrouve souvent dans mes oeuvres complètes dont 1e 1er volume paraîtra, avant ma mort, en mai prochain... Ma poésie est parcellaire à l’image du monde parcellisé. Mes poèmes sont loin de demander l’effort de construction des églises médiévales. Ma sensibilité me porte vers ce qui est tactile, objets de ci de là, petits objets, aiguilles, fétus...”

On apprécie un brin, beaucoup, le blagueur intarissable, spécialiste en feintes et en assauts, qui, par provocation, baptise son quarantième recueil Dormir sept ans. Poète, humoriste, il l’est cent pour cent. “Le chiffre satanique 666, maudit dans la Bible, m’a inspiré. Jadis j’avais écrit 666 fois “je te dis que je t’aime”... La langue française, peut-être la plus dense existante, répond à mon amour des mots. Ça m’agace qu’on dise que mes mots ne veulent rien dire. Il y a des sens dessus dessous, des sons, des sens devant derrière.”

Pour ce “régent littéraire”, écrire c’est travailler. Pourtant il se dit d’une nature paresseuse. Cet improvisateur, convaincu sans malices de ses moyens, prétend ne pas retravailler ses poèmes : ils vont par paires, ramassent ce qui le retient sur  terre. Pourtant il sait ce que sont biffures et ratures. En réalité, chaque soir, il s’oblige à terminer deux poèmes avant de se coucher. Plus de 4000 poèmes conçus ainsi depuis plus de quarante ans sont, à n’en pas douter, de la main d’un poète pléthorique. Un grand rhétoricien certes, et à coup sûr un des grands poètes vivants malgré les roucoulements (Rrou! Rrou!) des pigeons devant sa fenêtre. Le plus discret contre le vacarme croissant de la voie ferrée. Dans l’environnement sauvage d’aujourd’hui,  il est un homme généreux. La poésie le laissera mal réveillé, toujours stupéfait.

“Le chiffre satanique 666, maudit dans la Bible, m’a inspiré. Jadis j’avais écrit 666 fois “je te dis que je t’aime”...

 




Biographie

 
Né le 29 mai 1936 à Liège, Jacques Delmotte écrit ses premiers poèmes à 16 ans pour la revue « Contacts » de l’établissement où il poursuit ses études, l’Athénée royale de Liège.

Professeur à partir de 1958, il édite en 1992 son premier recueil « Ce manteau de pauvreté » sous le pseudonyme de Jacques Izoard.

Fondateur de la revue ODRADEK, il est l’inspirateur de « l’école belge », anime de 1979 à 1994 l’atelier du « Cirque divers » de Liège et devient secrétaire des Biennales Internationales de Poésie de Liège. Il séjourne aussi à la Villa Médicis de Rome.

Son œuvre, passionnante, est importante puisqu’elle compte plus de 50 recueils : elle fait l’objet, en 2006, d’une réédition complète. La poésie de Jacques Izoard est « une féerie de mystère, un enchantement de l’irrationnel.» (Robert Sabatier)

 

 Bibliographie

 

Ce manteau de pauvreté - poèmes et autres récits, poésie, Éd. de l'Essai, Liège, 1962, coll. Essai-Poésie. Préface de Paul Gilson.

 

-          Les sources de feu brûlent le feu contraire, poésie, Société des Écrivains, Bruxelles, 1964. Dessin d'Ossip Zadkine

- Aveuglément Orphée, poésie, Guy Chambelland, Paris, 1967. Dessin de Léonor Fini.

- Des lierres, des neiges, des chats, poésie, Henry Fagne, Bruxelles, 1968. Dessin de Robert Varlez.

- Un chemin de sel pur (suivi de) Aveuglément Orphée, poésie, Guy Chambelland, Paris, 1969. Lithographie de Léonor Fini.

- Le papier, l'aveugle, poésie, Éd. de l'Essai, Liège, 1970.

- Voix, vêtements, saccages, Bernard Grasset, Paris, 1971.

- Des laitiers, des scélérats, poésie, Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1971, coll. G.C. (Guy Chambelland).

- Six poèmes, poésie, Tête de Houille, Liège, 1972. Gravure de Robert Varlez.

- La maison des cent dormeurs, Gaston Puel, Paris, 1973. Gravures et maquette de Staritsky.

- La patrie empaillée, poésie,  Bernard Grasset, Paris, 1973.

- Bègue, bogue, borgne, poésie, Éd. de la revue Donner à voir, Waremme, 1974. Couverture avec dessin de Robert Varlez. Rééd. Atelier de l'Agneau, St-Quentin-de-Caplong, France, 1974, 1999, 2000, 2006.

- Le poing près du cœur, dans Verticales 12, n° 21-22, Decazeville, 1974.

- Poèmes, poésie, Louis Dubost, Saint-Gengoux-le-National, 1974, coll. Fond de tiroir.

- La maison dans le doigt, dans Cahiers de Roture, n° 4, Liège, 1974.

- Rue obscure, avec Eugène Savitzkaya, Atelier de l'Agneau, St-Quentin-de-Caplong, France, 1974.

- Poulpes, papiers, poésie, Commune Mesure, Paris, 1975. Gravure de Jean Coulon.

- Le corps caressé, poésie, Commune Mesure, Paris, 1976. Gravure de Jean Coulon.

- La chambre d'Iris, poésie, Fond de la Ville, Awan-Aywaille, 1976.

- Andrée Chedid, essai, Pierre Seghers, Paris, 1977, coll. Poètes d'aujourd'hui. Rééd. 2004.

- Vêtu, dévêtu, libre, poésie, Pierre Belfond, Paris, 1978. Prix de l'Académie Mallarmé, 1979.

- Avec la rouille et les crocs du renard, dans Douze poètes sans impatience, Luneau-Ascot, Paris, 1979.

- Enclos de nuit, poésie, Origine, Senningerberg (Grand-Duché de Lux-embourg),  1980.

- Langue, poésie, Cahiers du Pré Nian, Nantes, 1980. Sérigraphies de Herman, Bracaval, Boulay.

- Petites merveilles, poings levés, poésie, Atelier de l'Agneau, St-Quentin-de-Caplong, France, 1980. Photos.

- Frappé de cécité dans sa cité ardente, poésie, Atelier la Soif étanche, Liège, 1980. Illustrations de Lucien Massaert.

- Le corps et l'image, poésie, "Aux dépens de l'artiste", Liège, 1980. Eaux-fortes de Jean Luc Herman.

- Plaisirs solitaires, avec Eugène Savitzkaya, Atelier de l'Agneau, St-Quentin-de-Caplong, France, 1981.

- Axe de l'œil, poésie, Atelier de l'Agneau, St-Quentin-de-Caplong, France, 1982. Dessins de Martin Vaughn-James.

- Pavois du bleu,  Le Verbe et l'Empreinte, Saint-Laurent-du-Pont (Isère), 1983. Huit dessins à l'encre de Chine de Marc Pessin.

- Voyage sous la peau, Pré Nian, Nantes, 1983. Gravures de Bracaval.

- M'avait-il dit, dans La Lettre inter-nationale, n° 16, printemps 1988.

- Sommeil d'encre, M25 productions, Ougrée, 1988. Illustration de couverture de Robert Varlez.

- Corps, maisons, tumultes, Belfond, Paris, 1990.

- Ourthe sourde, S.L., Myrddin, Brive, 1991.

- Poèmes, avec Andrée Chédid, Ville d'Épinal, Épinal, 1991.

- Ce que le sable efface, avec La traversée des temps d'Andrée Chedid, Ecole de l'Image, Epinal, 1991.

- La patrie empaillée suivi de Vêtu, dévêtu, libre, Ed. Labor, coll. Espace Nord, 1992. Préface de Francis Edeline, lecture de Daniel Laroche.

- Vendettas et tempêtes, Myrddin, Brive, 1994.

- Sulphur, Banff (Canada), Odradek, 1994.

- Traquenards, corps perdus, Le Taillis Pré, Châtelineau, 1996.

- Entre l'air et l'air, Mont Analogue, Charleville, 1997, coll. Etat des Lieux.

- Carnaval d'hurluberlus, d'après les oeuvres du peintre Robert Ketelslgers, Labor, Bruxelles, 1997.

- Le corps dans le corps, L'air de l'eau, Brive, 1997.

- Rue sous-l'eau, Tétras Lyre, Liège, 1997. Illustrations d'André Stas.

- Corps à couleurs, "Aux dépens de l'artiste", Luis Salazar et Jacques Izoard, Liège, 1998.

- Le bleu et la poussière, Ed. de la Différence, Paris, 1998, coll. Clepsydre. Prix Alain Bosquet, 1999; Prix triennal de Poésie, 2001.

- Du temps où le temps n'existait pas, Ed. Pittoresques, Bruxelles, 1999. Sérigraphies de Roger Dewint.

- Hocheporte, Ed. de la Séranne, Paris, 1999. Monochromes de Jean-Luc Herman.

- Inouïe nuit, Ed. de la Pierre d'alun, Bruxelles, 2000. Dessins de Roger Dewint.

- Pièges d'air, Ed. Le Fram, Liège, 2000. Dessins de Selçuk Mutlu.

- Manuel de dessin, Ed. Textra, Theux, 2001. Linogravures de Kiki Crèvecoeur et

2001. Linogravures de Kiki Crèvecoeur et Michel Barzin.

- Dormir sept ans, Ed. de la Différence, Paris, 2001, coll. Clepsydre. Avec six portraits à la plume par Selçuk Mutlu.

- Vin rouge au poing, Ed. L'Arbre à Paroles, Amay, 2001, coll. L'Orange bleue, avec des collages d'Odette Blavier.

- Tout mot tu, tout est dit suivi de Traquenards, corps perdus, Le Taillis-Pré, 2004.

- Propos sur les albums Nuits du peintre Jean Hick et du poète François Jacquemin, Espace Wallonie, 2004. En collaboration avec Eugène Savitzkaya et Marc Renwart.

- Petits crapauds du temps qui passe, Atelier de l'Agneau, St-Quentin-de-Caplong, France, 2006. En coll. avec  Michel Valprémy.

Jacques Izoard

 

 

 

 

Retrouvez Jacques Izoard et d'autres poètes du "Francomonde" dans Carnavalesques 2006 et Carnavalesques 2007
Editions ASPECT-60 rue du cardinal Mathieu -54000 -NANCY
et
editions.aspect@gmail.com



 


 

 

 

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 11:03


Découverte  et voyage :
Voici la liste des auteurs:
Pierre Albert-Birot
Djamal Benmerad
Seyhmus Dagtekin
Bernard Demandre
Hawa Djabali
Ariane Dreyfus
Mohammed El Amraoui
Yusuf Kadel
Abdelmadjid Kaouah
Nicolas Kurtovitch
Jean-Luc Parant
Jean-Luc Raharimana
Richard Rognet
James Sacré
Issiaka Singaré
Umar Timol


Et toujours : bio et bibliographies,  textes critiques, illustrations et espaces de réflexion
Carnavalesques 2006 (incontournable et indémodable) est toujours en vente au même prix :
 20 euros

En vente à notre adresse : Editions Aspect, 60 rue du Cardinal Mathieu, 54000 -NANCY
courriel : editions.aspect@gmail.com
tel commande : 0383528135
librairies: L'Autre Rive Nancy - Géronimo Metz
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 10:42


CARNAVALESQUES est devenue revue annuelle grâce à l'aide financière de la Région Lorraine* (Remerciements au passage, ainsi qu'au Centre Régional du Livre)

Elle se diversifie: aux textes des poètes se sont ajoutés un esai de Issiaka Singaré, universitaire et poète, "Poésie et Poétique: du modèle nègre au paradoxe", aurtour de la poésie de Senghor. Gageons que cet essai, qui provoque à la réflexion, nous apportera quelques courriers.

Hawa Djabali nous a donné une nouvelle, que je qualifierai  de métaphorique, "L'abeille" que nous avons hésité à classer, tant la prose en est proche de la poésie.
Un hommage à un poète disparu  ouvre le recueil : Pierre Albert-Birot. Nous avons entrepris, par ces deux ouvrages, d'aider à la découverte des écritures contemporaines "d'auteurs vivants". Pierre Albert-Birot, par son oeuvre diverse et considérable, reste, grâce à Arlette Albert-Birot qui nous a confié ces textes, un poète, sinon vivant, très présent dans l'univers de la poésie contemporaine.

16 écrivains, d'origines, d'écritures différentes, développant des thèmes très  divers : Carnavalesques 2007 continue dans la voie tracée, montrr la variété et la richesse des écritures françaises contemporaines, en particulier la poésie.

Nous vous souhaitons bon voyage dans cette découverte des écritures d'aujourd'hui.


* Revue éditée avec le soutien du Conseil Régional de la Région Lorraine
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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 16:36
Les éditions  ASPECT  préparent une rentrée- et le Livre sur la Place de Nancy est la rentrée littéraire- riche de nouveautés.

Nouveauté et diversité: nous avons en effet décidé d'ouvrir nos portes à des textes différents. Sans renoncer à la poésie contemporaine, et toujours dans l'idée de permettre la découverte d'autres écritures d'aujourd'hui, à la fois dans l'espace et dans la "manière", nous avons décidé d'éditer de courtes nouvelles, des essais, et des documents. Ligne éditoriale oblige, le choix du comité de lecture  se porte sur des auteurs dont le sujet, l'écriture, les choix d'une façon générale, lui paraissent intéressants.

     Carnavalesques est de retour, sous forme de revue, essentiellement de poésie contemporaine d'auteurs vivants: le voyage commence dans l'hexagone pour continuer vers le Pacifique; incursion dans l'imaginaire et l'écriture d''un poète incontournable du XXème siècle, Pierre Albert-Birot, avec un texte inédit que nous devons à la gentillesse d'Arlette Albert-Birot. Nous ne nous sommes pas privés de textes de prose : une nouvelle de Hawa Djabali, et un document de JeanLuc Raharimanana.
Et toujours biographie, bibliographies, essais critiques et des espaces de réflexion et de respiration  illusrés.

La collection "nouvelles" commence avec "Cléanthie" de Josèphe Chinier, dans une version illustrée et enrichie d'une traduction en grec moderne : le récit trouve son origine en Crête, dans un petit village de la côte sud, où  demeurel 'héroïne.

René L. Louis nous adonné son second recueil, "La Colère du gisant" : après" Stances de l'intranquillité d'être", une écriture toujours forte et originale.

Avant la fin de l'année, nous espérons pouvoir éditer "Publicité" de Robert Heidsieck, dans une version papier accompagnée du CD original : des contraintes financières nous ont conduit à différer la parution, mais tout est prêt.

D'autres ouvrages suivront, une biographie de M. Sy, écrivain sénégalais qui raconte avec simplicité son expérience d'infirmier et d'homme à traqvers le Sénégale des années 20 à nos jours. parution avant Noel.

Illustration: un essai de couverture pour CARNAVALESQUES, la revue.
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 22:34
Anne et Georges Emmanuel Clancier - au centre Danièle Corre

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 20:38

La place Saint Sulpice : la fontaine et la statue de Fénelon



Rencontre : Alain et Seymus Dagtekin.



       Le Marché de la Poésie de Paris se tient tous les ans au mois de juin place Saint-Sulpice. Créé par l’éditeur Jean-Michel Place et organisé par l’association CIRCE, cette incontournable manifestation réunit, sur une place relativement petite et dans des baraques de bois pittoresques, quelque 500 éditeurs et plus d’une centaine de poètes pour la rencontre annuelle d’un public estimé l’an passé à 50 000 visiteurs.

Depuis 2005 l’événement s’étale sur tout le mois de juin et couvre 23 lieux qui proposent 30 manifestations, performances, rallye poétique, cinéma en passant par des lectures et même un bal !

Cette année encore les éditeurs lorrains «  de revue et de création littéraires » étaient présents, grâce au Centre Régional du Livre de Lorraine, regroupés dans les stands D13 et 14 : la Maison Close, Aspect, La Dragonne, Hermaphrodite et Le Mort qui trompe, certains déjà bien connus sur la place.

Le Marché de la Poésie, c’est plus qu’un « encore-un-salon-du-livre ».

C’est une sorte de Comice "poéticole", sans les discours ni les médailles qu’on accorde aux plus belles productions, mais avec cet esprit de curiosité, de satisfaction « devant la belle ouvrage » comme ces livres d’artistes, rares, ces recueils à la typographie irréprochable que donne l’impression à l’ancienne, ces ouvrages calligraphiés sur des papiers de qualité.

C’est aussi le moment des rencontres : celles des auteurs car rien ne remplace le contact personnel, hors du bureau et mieux encore loin du téléphone et d’internet - et de leurs éditeurs ; celle des auteurs et des auteurs –certains, qui écrivent dans les mêmes revues ne se connaissent pas ; enfin celle des poètes et de leurs publics (au pluriel, car les intérêts sont si divers)- venus pour une dédicace ou simplement pour une conversation ou l’écoute d’une lecture sur le podium.


Barbes en collier, moustaches, cheveux longs devenus rares, chapeaux parfois, et parfois écharpes , ou les deux, tons gris jusqu’au noir, parfois pastel pour les hommes, livrées plus diverses pour les femmes, on reconnaît d’un coup d’œil la galaxie des artistes et de leurs périphéries culturelles. Pas décidés ou valses hésitantes, démarches, soucieuse de l’auteur en quête, lente du vrai promeneur promenant qui sa canne, qui son chien, couples de divers attelages -femmes devant ou derrière, l’homme qui la cherche, qui s’installe dans l’attente, fixe comme un mât- décidément le Marché de la Poésie est aussi un spectacle dont le poète –je pense à Jules Renard et à d’autres, plus prolixes et moins courtois – et le caricaturiste – Daumier, bien sûr -ne se lasseraient pas .

On peut croquer par sympathie : Adam l’a fait.

Olivier, William, Fred, Danièle et Valérian toujours présents dans le stand, certains avec quelques ouvrages, d’autres déjà à la tête d’un riche catalogue, accueillent auteurs et futurs auteurs, présentent leurs ouvrages, prennent des contacts avec diffuseurs, libraires et collègues. Passent au stand des poètes connus, Guy Goffette, Tahar Bekri, Georges Emmanuel Clancier, Danièle Corre, des nouvellistes –Jean Marc Agretti - des plasticiens –Jean Michel Marchetti- des éditeurs, Roland Chopart d’   Aencrage & Co, Alexandra Fixemer des éditions PHI et bien d’autres.

On continue alors une conversation commencée dans un autre salon, parfois l’année précédente…


Vitrine bien sûr pour la Lorraine que ce Marché de la Poésie, dont les jeunes éditeurs lorrains reviennent avec moisson de contacts et de projets , articles et promesses pour leurs revues –Singes, Carbone, Carnavalesques- et une énergie renouvelée, il en faut, malgré la fatigue de trois jours de travail. Car les « affaires » -il faut bien vendre pour pouvoir continuer à éditer – vont bien, grâce à des visiteurs nombreux : plus nombreux sont les amateurs de livres qu’on ne croit, le Marché le démontre une fois de plus.

Des anecdotes enfin : celle de cette dame et artiste, qui, signant un chèque à l’ordre de « La Maison Close » souhaite qu’on lui en fasse parvenir une photocopie car, dit-elle, «  c’est en soi une œuvre d’art, que je n’aurais jamais cru signer un jour, un chèque à une « Maison Close ».

Et, pour répondre à William qui s’interrogeait sur cette « sacrée gravité » qui permettait la chute d’un recueil de son étal savamment organisé : même les chutes sans gravité ne se font pas sans gravité.



(La suite après la météo, exécrable les jeudi et vendredi)


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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 22:32




L'aurai-je oubliée?

Notre amie et soeur ivoirienne, venue nous rendre visite à Epinal en 2006 et dont nous avons édité ces poèmes dans CARNAVALESQUES-original


aux portes du monde en miettes

cette peau si visible si refoulée cette peau infinie

 ou toute la différence affichée

 comme  pagne tacheté de noir

 malheur et  mort à portée de main

 et fenêtres fermées

à l’orée de toute rencontre inespérée

*** 

cercle de  méfiance sans raison 

cercle du rejet à fleur de peau

consonne et voyelle jetées par la violence des saisons

 entre les mains de l’histoire

  brisé le sortilège de la peur depuis des siècles

 sans le vouloir peut-être

et les sangs se sont mêlés dès l’aube des violences

les humains se sont croisés

 contre  lois et raison conquérantes

sans rencontres sans paroles

les sangs se sont rapprochés

pour l’énergie et le souffle de la vie

 ***

peut-être le ciel est-il toujours complice

 arpenteur des fouets en sang

tisseur des brèches en flammes

dompteur des brûlures en éveil

à fond de gorge immergée de violences

*** 

ô ciel pour tous

 panse ces douleurs  anciennes sans haine ni rancœur

 brise le cercle aux mains moites de peud’où viennent leurs pas intermittents

dans cette ville cosmopolite

 près de cette gare qui mène ailleurs

sur des chemins où tous les trains du monde

 racontent des histoires d’amour

 ***

il n’était pas  Consonne ni elle  Voyelle

 l’un et l’autre jetaient par-dessus la rive déferlante

 leurs mémoires vives

 et miettes d’histoires tissées ailleurs

parmi les flots de rire parmi la foule  indifférente

près des arbres toujours seuls

jamais leurs pas n’étaient  ensemble

les héros de ces trains qui partent et reviennent

peut-être construisaient-ils cette troisième voie

 près de ces rails parallèles

là où rencontre rêvée est  non-lieu

hors  temps indéfiniment imparti

troisième voie venue des astres

carrefour dessiné en silhouette de  Grande Ourse

 

 

 

Tanella BONI

extraits de :  Le don toujours à venir (inédit, 2005)

 

 

Tanella Boni

 

Née à Abidjan  (Côte d’Ivoire) en 1954, Tanella Suzanne Boni, après le Lycée Cocody d’Abidjan, poursuit ses études supérieures à Toulouse  puis à la Sorbonne à Paris.

Elle est professeur de philosophie à l’Université d’Abidjan (1979) et obtient à Paris le titre de docteur ès lettres en 1987. Professeur des Universités en 1994, elle préside l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire de 1991 à 1997. Membre de l’Académie Mondiale de la Poésie, Directrice de la Francophonie au Ministère de la Culture de 2000 à 2002, organisatrice du Festival International de Poésie d’Abidjan de 1998 à 2002, ambassadrice de la littérature africaine, des arts et d'un renouveau africain reposant sur le dialogue et la tolérance, elle est aussi membre du Groupe d’Etudes et de Recherches sur les Mondialisations (GERM).

Romancière, poète, nouvelliste et critique littéraire,  elle écrit aussi pour les enfants.

 

Choix bibliographique :

 


Labyrinthe, poèmes, éditions Akpagnon, 1984.
Grains de sable, poèmes, éd. Le bruit des autres, 1993.
Il n'y a pas de parole heureuse, poèmes, éd. Le bruit des autres, 1997.
Chaque jour l'espérance, poèmes, éd. L'Harmatttan, 2002.

Ma peau est fenêtre d’avenir, éd. Rumeur des Ages, 2004.

Gorée île baobab, coéd. Le bruit des autres/ Ecrit deS forges, 2004

 

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