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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 19:19

 

Un extrait de mon nouveau projet d'ecriture intitule l'Enfer, qui commence a prendre forme mais la route sera longue....

 

 

 



L’enfer

 

 

Peu importe le décor. Peu importe le lieu. Peu importe ce que je suis. Ce que je fais. Ce que je prétends être. Peu importe ce qu’elle est, ce que l'autre est. Il n’y a rien a expliquer. Il n’y a rien a élucider.

Tout ce qu’il faut savoir c’est qu’un homme, un jour, a menti, a trahi.

Rien de plus, rien de moins.

Un homme cloue sur la croix de la nuit. Écartelé. 

Ce texte est sa confession. Et son exutoire. 

Un diamant noir a trente facettes. 

De sa descente aux enfers.  Ma descente aux enfers 

 

1.

 

Je ne voulais pas. Il faut me croire. Je ne voulais pas te tromper. Je t'aime.  Il faut me croire. Il faut me comprendre. Et me pardonner. Ce n’était qu’un jeu.  Un jeu d'enfants. Jeu de quilles. Jeu de rêveurs. Jeu d’innocents qui attisent les grandes flammes de la nuit. Je l’ai rencontrée lors d’une soirée, on a échange nos adresses mail, puis on a repris contact quelques jours plus tard. C’était pour rire, un flirt innocent. Je n'avais nullement l'intention d'aller plus loin. Je voulais seulement séduire. Me prouver que j'existe un peu. Renouer avec l'excitation des débuts. Puis le jeu m'a souille. Le jeu m'a brise. Le jeu m'a rompu. En un nombre infini de fragments. C’est de ma faute. Je le sais. J’en suis conscient. Pardonne–moi. Il faut me croire. Je ne voulais pas te tromper. Mais je suis faible. Trop faible. Elle est belle vois-tu. J’aime son corps, ses yeux, ses mains, ses ongles, j'aime son visage apaise apres l'amour, son visage crevasse quand elle jouit, j'aime son rire écarlate, sa peau qui se distend sous la tyrannie de mes lèvres, j'aime jusqu'aux plis de ses rêves. J’aime ses yeux, son corps, ses ongles, ses mains, son visage crevasse quand elle jouit,  j'aime son visage apaise après l'amour, sa peau qui se distend sous la tyrannie de mes lèvres, j'aime son rire écarlate, j'aime jusqu'aux plis de ses rêves. Peux-tu me pardonner ? Je ne voulais pas. Comment me justifier ? Sais-tu qu’on se laisse parfois aller ? Qu’on perd le contrôle de la situation ? Comment te l’expliquer ? Que j’aime le souffle de son corps, que j’aime ces mains qui pétrissent mes nervures, que j’aime ces lèvres qui dérobent mes doutes, que je renais sans cesse au confluent de ses veines. Comment te l’expliquer ? Mais je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Il faut me croire. Il le faut. Je ne suis pas un salaud. Je ne le suis pas. Je ne voulais pas te tromper. Mais elle est belle. J’aime jusqu’aux plis de ses rêves. Je te l’ai dit. Je te le dis encore. J’aime jusqu’aux plis de ses rêves. Mais je t’aime aussi. Je l’aime et je t’aime. Pardonne moi. Pardonnez moi. Je suis en enfer. Je n’en peux plus. Pardonnez-moi. Je vous en supplie.

 

 

 









2.

 

 

Je t’ai trahie. Je n’ai pu m’empêcher de le faire. Pardonne-moi. Je t’ai trahie. Je n’ai pu m’empecher de le faire. Je n’ai pu m’empêcher de l’effleurer, de la toucher, de soudoyer son corps, de l’explorer, de le butiner, de l’enlacer, de le dévorer. Je t’ai trahie. Pardonne-moi. Je ne l’aime pas. Je ne crois pas l’aimer. Enfin je ne sais plus. Je ne sais plus ce que je suis. Je ne sais plus ce que je veux. Je suis en enfer. Pardonne-moi. Mais j’ai besoin d’elle. J’ai besoin de cet être. Je ne peux m’en passer. C’est plus fort que tout. Que toute raison. Que toute volonté. Je t’ai trahie. Pardonne-moi. Je suis l’homme de ce remords. Je n’arrive plus a respirer. J’étouffe. Je suis en enfer. Je deviens fou. Je veux tout arrêter. Mais je ne peux pas. Je ne vais pas y arriver. C’est plus fort que tout. Que toute raison. J’ai envie d’elle. C’est un impératif de vie. Et de sens. Je ne peux faire autrement. Je le dois. Mais je dois m’arrêter. Elle me détruira. Elle me réduira en lambeaux. En miettes. Je le sais. Elle a tout pouvoir sur moi. Je t’ai trahie. Pardonne-moi. Tu n’en sauras jamais rien. Tu ne dois rien savoir. J’ai besoin de toi. J’en ai besoin. Aide-moi. A m’en sortir. Aide-moi. A extraire ce poison de mon corps. Aide-moi à m’en débarrasser. Il faut en finir. Aide-moi. Mais je ne peux pas t’en parler. Je ne l’aime pas. Il faut me croire. Enfin je ne sais plus. Je ne dois pas l’aimer. Tu ne dois pas l’aimer. Je ne suis pas un imposteur, ni un menteur. Je me répété. Je ne l’aime pas. Je ne veux pas l’aimer. Je ne dois pas l’aimer. Il faut me croire. Elle m’a envoûté. Je suis une victime. Sa victime. Dis moi que tu me crois. Dis moi que j’ai raison. Dis le haut et fort. Ecris le. Ecris le, la, maintenant, tout de suite. Écris, avec l’attirail de mon sang s’il le faut, que je suis une victime, que je suis sa victime, que je ne suis coupable de rien. Ecris le, s’il te plait. Je suis sa victime. Mais je ne dois rien te dire. Tu ne dois rien savoir. Parce que je t’aime. Je t’aime plus que tout. Pardonne-moi. Pardonnez-moi.

 





4.

 

Je n’ai aucun alibi. Je le sais. Je ne peux me réfugier derrière un discours lapidaire. Dire qu’on ne s’entend plus, que la routine a ronge le désir, qu’on n’a plus rien en commun. Je n’ai aucun alibi. On se connaît depuis de longues années. On s’est rencontres sur les bancs de l’université. J’avais vingt deux ans et toi vingt, j’étais étudiant en philosophie et toi en lettres. Le déclic s’est produit immédiatement car de nombreuses affinités nous liaient. Le même goût des livres, les mêmes ambitions, les mêmes révoltes. Mais on ne s’est pas pour autant précipites, on a pris le temps de se découvrir, de s’aimer. La décision de se marier fut le point culminant d’un long et patient cheminement ensemble. Et aujourd’hui, a trois mois de notre mariage, je n’ai rien a te reprocher. Ou si peu. Tu es une femme délicieuse et tu as de nombreuses qualités. Tu m’a beaucoup soutenu et aide durant ces dernières années. Je te dois beaucoup. Tu es mon âme sœur. Je le dis sans ironie aucune. Ce titre paraîtra désuet a d’autres. Mon âme soeur. Mais tu l’es effectivement. Mon âme sœur. Celle qui est la plus apte a me comprendre, celle qui épouse le mieux tous les contours mon être, celle qui m’offrira une ribambelle de bambins, celle qui m’accompagnera jusqu’aux confins de la vie. Je n’ai donc aucun alibi, aucune excuse. Tout est de ma faute. Je le sais. J’en suis conscient. Je détruis tout. Mais crois-moi, je ne voulais pas de te tromper. Ce n’était pas dans mes intentions. Ce n’est qu’un jeu qui a mal tourne. Je suis une victime. Je suis sa victime. Je suis en enfer désormais. Veux tu que je te parle de l'enfer ? Sais tu ce qui s'y trouve ? Sais tu les démons qui martèlent les remords ?  Sais tu les créatures qui enfoncent leurs griffes dans les extrémités de ma cervelle ? Sais tu la souffrance sans nom, sans culte, sans fin ? Je n’en peux plus. Aide-moi. Pardonne-moi. Pardonnez-moi. J’espère que tu comprendras,. Que tu ne m’en voudras pas. Pardonne-moi. Pardonnez-moi.

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 10:13

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:39

Umar Timol naît le 1er août 1970 à Réduit (Île Maurice). Sa mère, Sarah, l'initie à l'amour des livres ; il dit n'en être toujours pas revenu. Après quelques années sur les bancs du John Kennedy College à Beau-Bassin, Umar Timol part poursuivre ses études à l'université de Londres.

Au cours de ses études, il découvre Anita Desai, Césaire, Lautréamont, Rumi, Edward Said, Chomsky, David Lodge, Alain de Botton et bien d'autres auteurs. Enflammé par la lecture de Baudelaire, il envisage de se mettre à l'écriture poétique, mais se juge préalablement trop présomptueux. De retour à Maurice en 1993, il chôme pendant quelques mois, exerce par la suite divers métiers avant de mettre sur pied une petite entreprise.

Grâce au soutien du poète Sedley Assonne, Umar Timol publie en 1998 ses premiers poèmes dans les pages culturelles du quotidien mauricien, L'Express. Il contribue ensuite des poèmes à l'Anthologie de la nouvelle poésie mauricienne, recueil de 1999 qui réunit les textes de cinq jeunes poètes mauriciens. En 2003, L'Harmattan, dans la collection Poètes des Cinq Continents, édite sa Parole Testament, avec une préface d'Ananda Devi. En 2004, il publie un poème d'inspiration mystique, Sang (L'Harmattan).

Si Umar Timol affirme que « la littérature est un impératif de vie et de sens », il reconnaît que « c'est un travail ardu qui réclame de l'abnégation et de la persévérance ».

Le poète vit avec sa femme Shaheen et leurs deux enfants, Soufyaan et Maariya, à Beau-Bassin.

L'ambition du poète, dit-t-il, « est de parvenir à publier quelques recueils de qualité avant d'aller croupir parmi les vers... [Son] rêve, inavouable et dérisoire, est de laisser une trace ».

(biographie extraite du site île en île, site incontournable pour ceux qui aiment la poésie insulaire (?)

Umar Timol, qui a contribué au numéro spcial de CARNAVALESQUES 3 îles de l'Océan indien3, nous envoie régulièrement des inédits qu'il nous permet de partager sur le blog

Poésie vigoureuse, parfois lyrique, riche par ses contenus et sa fomre, elle ne laisse pas indifférent : Umar Timol est une "plume" originale, toute de passion et de conviction. nous somme fiers de partager avec vous ces quelques inédits.

VOICI LES TEXTE ENVOYE POUR LE NOUVEL AN 2014

 

nous ne pouvons forger des fidélités au-delà des abîmes, nous ne pouvons altérer le bavardage de la peste car nous sommes tous des pestiférés, nous ne pouvons nous affranchir du rituel des os et du linceul, nous ne pouvons étreindre la soie de l’autre à force de vouloir, nous ne pouvons calfeutrer la misère dans les plis de toute chair insoumise, nous ne pouvons proclamer la présence de la matière alors que le temps subvertit son souffle, nous ne pouvons garnir le regard de l’autre des festins de nos possibles, nous ne pouvons blesser ce rivage lavée par la houle et son sang, nous ne pouvons défaire les hérésies de la décrépitude, nous ne pouvons rompre le carnaval de l’infini qui nous renvoie à ce que nous sommes, sans doute rien, nous ne pouvons entreprendre de méconnaitre la férocité de nos absences, nous ne pouvons asservir le mystère selon les arcanes de notre savoir, nous ne pouvons dévoyer les cauchemars qui enserrent nos hurlements,

nous ne pouvons que dialoguer avec cette lumière, ornée de la voilure de l’éphémère, qui parfois nous effleure.

umar 01/01.2014

 

 

Umar Timol texte du 1 octobre 2007-10-01

 

ll veut retourner sur ses pas pour corrompre son passé, pour le rendre plus transparent, plus malléable, pour limer ses brisants, pour aplanir ses fissures, se défaire de tout ce qui l'assaille, de cet acide mal digéré qui ronge sa gorge mais c'est un combat inutile, il le sait, toujours perdu, comment transmuer le passé alors qu'il arrive à peine à saisir le présent, il veut éloigner la mort, il n'en a pas peur, pas vraiment, mais la mort résilie tout, détruit tout, la mort n'est sous la tutelle d'aucune règle, d'aucune morale, elle ensauvage la force, celle qui ravage tout, elle est l'amie du temps et du sang et alors il s'égare dans le corps de cette femme, il le découvre, redécouvre à chaque moment, il l'explore, l'invente avec ses mains, sa peau, ses yeux, il ne sait rien faire d'autre, il n'est d'aucune appartenance, il n'a aucune ambition, il a quelques rêves mais ce ne sont que des squelettes qui jonchent le désert, il ne comprend pas grand-chose, il est peut-être un étranger, de passage ici-bas ou d'ailleurs mais peu importe car il parcourt le corps de cette femme, comme un fou, mais il n'est pas tout a fait fou, il est passionnément lucide, il orfèvre et ordonne la beauté de son désir, il ne peut pas, ne veut pas s'arrêter, il épouse sa jouissance dans la courbe sombre de ses seins, il la dessine avec ses fièvres qui ne reconnaissent aucun rivage, il se glisse dans l'onde onctueuse de ses souvenirs, parcourt les empreintes de ses absences et il vomit aux confins de ce vagabondage des mots forts, toujours plus forts, des mots comme de la lave, qui s'insinuent partout, des mots si forts qu'ils déforment le temps, si beaux qu'ils ébranlent les fondements du monde, qu'ils transpercent la pierre qui sommeille en tout être, qu'ils éveillent un ouragan qui puise son sens dans une mer infectée, et il sait, mais ce n'est pas de la prétention, qu'il arrive à engranger dans ses paumes ouvertes tout ce qui est disséminé, dispersé, qu'il arrive à jouer avec les mots, à faire des choses avec, à créer, parfois, très rarement, de la beauté, il sait cette offrande précaire, dérisoire et finalement illusoire mais il veut l'explorer, la fouiller, aller plus loin, aller vers ses limites car il ne sait pas, au fond, quels sont ses limites, jusqu'où les mots peuvent le mener ou plutôt jusqu'où peut-il mener les mots et alors que ses lèvres soutirent le peu de bleu de sa peau, ses restes fracturés, il laisse, dévaler en lui, comme un torrent, les mots, des mots si virulents qu'il a envie de crever là  maintenant, qu'il a envie de gueuler, de hurler, mots qui se mêlent et démêlent, mots qui deviendront, un jour, il le sait, demain ou dans des siècles, musique, musique qui descellera la chair qui nous unit à la terre, musique comme une incantation qui nous épuise par un trop grand étalage de beauté, musique qui danse dans l'ornière des nuits et recueille les flamboyances qui affranchissent le jour, musique qui s'immisce dans l'espace entre les lettres, musique comme une implosion qui leur donne un rythme différent, qui accélère, décélère, qui part, revient, qui s'élève au plus loin, s'enfouit au plus bas, qui s'en va à tous les vents pour revenir toujours au lieu de départ, musique qui proclame que l'osmose des mots se tisse dans les plissures de sa chevelure, que les mots n'ont de sens que dans la douleur partagée, qu'ils sont lumière qui assouvit de grâce une parcelle d'ombre, lumière qu'on ne peut s'empêcher de voir, qui nous brise à tout jamais et qu'on oublie aussitôt.

 

 

Ceci n'est pas un poème

Ce sont des mots égarés sur la page

Ils ne servent pas à grand-chose

Mais rien ne sert à rien

Enfin pas vraiment

Personne ne sait vraiment

 

Ceci n'est pas un poème

Ce sont des mots qui veulent dire quelque chose

Quoi ?

Personne ne le sait vraiment

Mais ils tendent vers quelque chose

Ils semblent vouloir indiquer un sens quelconque

Mais je n'ai pas tellement envie de savoir

Pas aujourd'hui du moins

 

Ceci n'est pas un poème

Il ne va pas vous parler de fleurs

Même si j'aime bien les fleurs

Ni des enfants qui souffrent

Même si j'aime bien les enfants

Encore moins de l'amour

Même si j'aime bien aimer

Il va vous parler de quelque chose

Mais de quoi

Je ne sais pas vraiment encore

 

Ceci n'est pas poème

Je le répète

Je tiens à le dire haut et fort

Ce ne sont que des mots égarés sur la page

Je ne vais pas essayer de vous bouleverser

Je ne vais pas vous parler

De ses yeux plus bleus qu'un feu de minuit

C'est pas très utile ou malin

 

Ceci n'est pas un poème

Mais il ne peut s'empêcher

De naître sur la page

Je n'y peux rien

Il est un peu plus fort que moi

Il est comme une bête enroulée dans ma tête

Qui s'efforce de transpercer mes doigts

Pour jaillir sur la page

Mais ce n'est pas une page

C'est un écran

 

Mais ceci n'est pas un poème

Je le répète

Je ne veux pas de ces images fulgurantes

Pas aujourd'hui

Enfin pas vraiment

 

Ceci n'est pas un poème

Je vous le dis

Je vous l'assure

Je ne mens pas

Quand j'écris je ne mens jamais

Du moins c'est ce que je crois

 

Ceci n'est pas un poème

Mais je n'y peux rien

Je l'écris quand même

 

C'est plus fort que moi

 

 


 
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 18:26

Le 14 février, aux côtés de Philippe Vallet et Véronique Bart, Jacques Pierre présentera son premier recueil de poésie,

                                 "L'usure des saisons"

                     à la librairie LA TAVERNE DU LIVRE de NANCY

                                               11 rue des 4 églises (à côté de la Place Charles IIIjacques pierre l'usure couv prov

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:07

quelques dessins cette année (la veine s'épuise ?)

en voici unautre-livre-2013-dessin-001-copie-1.jpg

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 11:32

la-nuoit-corre-.jpeg

La nuit ne se tait pas - Danièle Corre

poésie, 94 pages

ISBN 9782919750344

 

Malgré le silence des rues

la nuit ne se tait pas,

l'alerte cogne

de tous ses gongs

aux parois du sang.

Le rectangle d'une fenêtre

accroche une autre veille

à la façade de l'immeuble

d'en face.

Nous sommes deux

à repousser les hordes

du monde en feu, à haleter

sans savoir, à user

follement nos forces...

De Danièle Corre, qui a déjà tracé sa voie avec la plus grande netteté, on peut dire qu’elle est douée d’une écriture lumineuse, exempte de tout artifice. La simplicité est son art, sa manière d’être : elle n’en joue pas, elle la vit, dans chaque instant qu’elle met en relief avec autant de vivacité que de justesse dans l’expression.

Charles Dobzynski Aujourd’hui poème  oct. 2006

Elle a reçu de nombreux prix dont le prix Max Jacob en 2007. Professeur de lettres, elle a mis en place des ateliers d'écriture poétique en milieu scolaire, initiant ses élèves à la poésie contemporaine. Elle est membre du comité de rédaction de Poésie Première, du cercle Aliénor dont elle a été présidente.

une-pierre-fournier-couv.jpeg

Une pierre, en chemin  - Bernard Fournier

poésie, 124 pages

ISBN 9782919750337

La terre, pourtant, la terre ne gravite pas sans raison

Et la pierre, cette pierre, unique dans l’horizon

Est un amer pour l’homme en dérive ;

Est un signe de la présence, maintenant ici, de la

conjonction des astres et des hommes ;

Pour dire aux hommes l’inscription des âmes dans

l’espace

Bernard Fournier est membre de l’Académie Mallarmé, du comité de rédaction des revues Poète/Première et Poésie-sur-Seine, président de l’Association des Amis de Jacques Audiberti et animateur du « Mercredi du poète »

 

en vente sur le site  www.éditions Tensing.fr

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 18:06

festival-3-rivieres-stanton-copie-1.png

Gaston Bellemare, fondateur du Festival, en compagnie de Maryse Baribeau

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 17:49

 

Gaston Bellemare et Maryse Baribeau.

 

LE FESTIVAL

INTERNATIONAL

DE LA POÉSIE

Une affaire de coeur

par Julie Stanton

Journaliste indépendante amoureuse de mon métier, poète pour garder la

flamme, j’ai eu le privilège de participer au Festival international de la poésie à

plusieurs reprises. Je garde précieusement en mémoire la lecture que j’ai faite

devant les convives du petit resto Le Bucafin géré par une entreprise d’économie

sociale dont l’une des missions est d’offrir des cours d’alphabétisation.

J’ai été extrêmement touchée d’entendre des gens dire leur premier poème

en public, et aussi d’apprendre qu’ils avaient été eux-mêmes si émus de se

trouver en présence de poètes reconnus. Lorsque, dans la solitude de l’acte

créateur, je me demande pourquoi j’écris de la poésie, le souvenir de ces

rencontres intenses nourrit ma quête...

 

« À cela s’ajoutent le jeudi nos petits

poètes itinérants, ces jeunes du primaire

qui, revêtus de leur t-shirt affichant

Poètes au travail, lisent leur propre

création un peu partout dans les

endroits publics, ainsi que les ateliers

d’écriture, les nombreuses expositions

présentées dans les galeries d’art et les

bibliothèques, sans oublier les très fréquentés

dîners, soupers, apéros poésie,

les jazz vin poésie ou les scotch poésie

et, pour la finale, la Grande soirée de

poésie Québecor. Il y en a pour tous les

goûts et toutes les bourses », s’enthousiasme

Maryse Baribeau, complice de

Gaston Bellemare depuis la première

présentation du Festival. L’invité

d’honneur, notre Félix Leclerc national,

avait alors déclaré Trois-Rivières «

Capitale de Poésie ». L’appellation a

suscité l’adhésion de tous ceux qui, au

fil des ans et du rayonnement de cette

fête unique, se sont laissé happer par

l’atmosphère amicale, chaleureuse,

fertile en émotions, nourrie de rencontres

et de découvertes donnant lieu

à de touchantes confidences. « Je

n’oublierai jamais, raconte Maryse,

cette dame qu’un ami avait amenée au

Festival et dont le fils schizophrène

s’était suicidé. Au bord des larmes, elle

m’a avoué n’avoir jamais compris le

sens des lettres qu’il lui écrivait. Mais

en écoutant les poètes, elle avait réalisé

qu’elle y serait peut-être parvenue si

elle s’était simplement laissée aller à

l’émotion. C’est ça, la poésie. La lire est

une chose. L’entendre en est une autre.

Bien sûr, à tant la fréquenter, Gaston et

moi en connaissons l’importance et la

richesse. Mais lorsque les gens viennent

nous dire que, grâce au Festival,

elle les rejoint davantage à travers leur

quotidien, leur entourage et leur environnement,

ou encore que d’autres

racontent venir y chercher du bonheur

durable pour le reste de l’année...

wow ! »

Des femmes atteintes de cancer, qui

suivaient des traitements de chimiothérapie

à Trois-Rivières, ont demandé

qu’on fixe leurs rendez-vous en fonction

du Festival pour qu’elles puissent

aller s’y réchauffer le coeur. Un travailleur

de la construction, qui avait

accompagné sa femme à l’événement

en se traînant un peu les pieds, a été littéralement

envoûté; programme en

main, le couple a changé de resto chaque

jour pour écouter les poètes qui récitent

aux heures des repas. Deux jeunes

inconnus, elle de Montréal et lui de

Québec, sont tombés amoureux sur les

lieux et y reviennent chaque année en

souvenir de ce moment. Un visiteur

d’une soixantaine d’années, originaire

du Saguenay, a demandé à Gaston

Bellemare d’écrire le poème d’amour

qu’il avait promis à sa douce au début

de leur mariage et qu’il n’était jamais

arrivé à mettre en forme. « On est tellement

fiers de ça ! » s’émeut Maryse.

Puis elle ajoute que certaines personnes

retraitées lui ont raconté avoir déménagé

à Trois-Rivières après avoir conclu

qu’une ville qui offrait un tel événement

ne pouvait être qu’une ville à

visage humain. Et de louer l’emballement

des seniors qui semblent trouver

un véritable plaisir à participer au

Concours et Prix national pour les

aînés. Dans leurs poèmes, ils abordent

l’amour vécu, perdu, les rêves non

encore réalisés, la solitude, parfois l’érotisme,

ou encore ils expriment qui ils

étaient dans leur jeunesse et les facettes

d’eux-mêmes que leurs enfants ne

connaissent pas.

Placé à l’enseigne du vers du regretté

poète Yves Boisvert, disparu cette

année, Aimez-moi j’arrive à vous / afin

de ne pas être étranger, l’événement

propose, dans plus de 70 lieux différents

de Trois-Rivières, au-delà de 300

activités auxquelles participent une

centaine de poètes en provenance

d’une trentaine de pays issus des cinq

continents. « Cela nous aura pris presque

cinq ans avant de nous ouvrir à l’international,

explique Gaston Bellemare. À

un certain moment, les gens nous ont

fait part de leur désir d’entendre des

poètes d’ailleurs s’exprimer dans leur langue d’origine, une

fois qu’un traducteur aurait livré une première lecture de

leur texte en français. Nous avons compris que nous n’étions

pas obligés d’inviter le meilleur poète du Venezuela qui parlait

français, mais le meilleur poète du Venezuela ! Ces poètes

venus de loin sont tellement séduits par notre Festival que

certains nous ont demandé à la blague de leur accorder

l’asile poétique ! Le Festival international de la poésie a fait

des petits partout dans le monde, en plus d’être couronné

de nombreux prix. »

Pour son président, qui est cofondateur de la maison

d’édition Les Écrits des Forges et lui-même bardé de reconnaissances

avec un CV long comme le bras, le gain fondamental

de l’événement par rapport à d’autres organisations

du genre, c’est d’avoir trouvé la zone de confort entre le

public, les poèmes et les poètes. Ainsi, au cours de leurs prestations

dans les nombreux restaurants, cafés et bars qui les

accueillent, les poètes ont droit à trois minutes de temps de

micro, pas plus. « De cette façon, si quelqu’un dans l’audience

est peu sensible à tel type de poésie, il sait que son inconfort

ne durera pas longtemps ! Moi, j’ai toujours dit aux poètes :

Parlez profondément au lieu de parler longtemps. Le public

écoutera d’autant mieux qu’il aura du temps pour digérer. ” »

Lors de la première édition du Festival, raconte M. Bellemarre,

les journalistes avaient prédit des débuts difficiles et à peine

300 visiteurs, ce qui, à leur avis, aurait déjà constitué un petit

succès d’estime. « Il y en a eu 5 000 ! »

« À l’aube de ses 30 ans, le Festival international de la poésie

est parmi les plus vieux du genre au monde, indique

Maryse Baribeau. En plus, il est le seul à présenter des lectures

dans les restaurants, les bars, les galeries d’art et un peu partout,

là où les gens vivent. Pour moi, travailler à son bon

fonctionnement et à son rayonnement est devenu une façon

de vivre, de me brancher sur l’essentiel. C’est comme si, au

cours des ans, j’avais ajouté ma pierre à l’édification d’une

église. » Pour conclure, Maryse ne peut s’empêcher d’évoquer

de nouveau l’importance accordée par les organisateurs

au public de tout âge. Et elle ajoute que le Festival peut offrir

à chacun un programme d’activités clés en main pour une

journée ou davantage. Qu’on se le dise !

Pour en savoir plus sur le

Festival et sur le parcours

de ceux qui en sont l’âme :

http://www.fiptr.com

http://www.fiptr.com/poesie_plus.html

Infos : 819 379-9813 mbaribeau@fiptr.com BA

 

 

 

 

 


 

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 17:34

festival-3-rivieres-2.png

Un article de Julie Stanton


tourisme escapade
LE FESTIVAL
INTERNATIONAL
DE LA POÉSIE
Une affaire de coeur
Gaston Bellemare et Maryse Baribeau.

«Personne ne comprend l’amour mais tout le
monde le ressent. C’est la même chose pour la
poésie. Peu de gens en saisissent exactement le
sens, mais il suffit qu’ils s’abandonnent à
l’émotion pour qu’un vers leur parle. La poésie
nous a été tellement mal enseignée ! On a cherché à nous la faire
comprendre en s’adressant souvent à notre seule intelligence, alors
qu’on aurait dû nous aider à la ressentir. » Celui qui s’exprime ainsi,
c’est Gaston Bellemare, président-fondateur du Festival international
de la poésie. L’événement, qui a lieu chaque automne depuis
près de 30 ans à Trois-Rivières, est devenu incontournable pour des
milliers de personnes. Sans doute parce que, selon M. Bellemare,
l’objectif des organisateurs a toujours été clair : rapprocher le public
de la poésie, et les poètes du public.
« Au lieu d’avoir peur de la poésie, venez au Festival. Vous en
repartirez heureux », ne cesse-t-il de lancer à la ronde chaque fois
qu’il s’entretient avec quiconque affiche des réticences. Faut croire
que son ardeur a porté fruit puisque cette fête de la parole, dont la
première édition a eu lieu en 1985 – et qui se déroulera cette année
du 4 au 13 octobre –, attire près de 40 000 personnes chaque fois.
Cordes à poèmes sur lesquelles plus de 5 000 poèmes écrits par le
public se balancent au gré du vent dans le parc Champlain.
Promenade de la poésie et ses 300 extraits de poèmes d’amour
d’auteurs québécois qui s’affichent sur les murs du centre-ville.
Boîte aux lettres recyclée en boîte aux poèmes, place de l’Hôtel-de-
Ville, où chacun peut déposer un poème durant l’année. Promenade
internationale de la poésie qui côtoie le fleuve Saint-Laurent
dans le Parc portuaire : une centaine de poèmes en français et en
21 autres langues font le bonheur des passagers et des équipages
des grands bateaux qui mettent pied à terre à Trois-Rivières. Le
Festival ratisse large !
72 lebelage.ca octobre 2013
Par Julie Stanton


tourisme escapade
LE FESTIVAL
INTERNATIONAL
DE LA POÉSIE

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 17:24

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