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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:33

 

L'avis des lecteurs et des lectrices

 

Tard couv def

 

 

Jeanine Baude


Bouleversant, j'ai pris le temps de le lire sur l'île, je rentre demain. Beaucoup de liens avec ta force (écriture, révolte) la page 23 est terrible et si belle:    Te manger.

Mille choses encore partout. C'est unique.

 

Ludovic Hary

 

"Je viens de finir aujourd'hui Tard je t'ai reconnue, c'est un grand texte, une oeuvre puissante creusée de fulgurances et de douleurs d'où renaît, comme tu l'écris et me l'a écrit dans ta dédicace (merci !) "L’énergie du renaître".

Du "celle-là" de La maison en terre (p 13) à "la chaleur du momaman" (La maison en papier, p 100), du déictique un peu écoeuré pour désigner la fugace prêteuse de ventre, jusqu'à la venue du mot valise (une valise essorée, allégée de certains chagrins ? mais non  pas oublieuse de ce qui fut), il y a tout un parcours qui m'a captivé, un parcours âpre et semé de pépites : 

"Si contre toi ma voix se dresse

Qui consolera 

L'extrême pauvreté de l'air?" (Pierre tombale 1, Dans ta combe : qu'on entend comme "tombe" ou "catacombe" p 21) Je trouve ces vers absolument bouleversants et magnifiques, d'une fulgurante beauté, ils disent que le ressentiment ad vitam produirait de l'irrespirable, là où le rejet, au départ vaccinant, se ferait finalement poison.

 

"Pour respirer   dans les mailles manquantes

 j'ai faufilé un petit vent doux                 posé

ma joue sur un oiseau       qui passait par là" (Pierre tombale 2, Sur un oiseau ma joue, p 69)

 

Là encore, c'est superbe, la typographie est elle-même trouée de blancs, ton écriture et la (ma lecture) se rassemblent, se faufilent l'une vers l'autre.

J'avance ici un super gros signifié, mais par j'ai pensé ici à ce tricot psychique dont parle Cyrulnik, ce tricot semé de quelques trous mais qui se recompose et tient, chez les résilients. Sauf qu'ici, il est respiré dans, à même les mailles et non pas autour d'elles.

 

 

Danièle Corre

 

J'ai beaucoup aimé ton long texte et trouvé tout à fait juste la construction de soi à travers les femmes qui nous ont précédées.

 

Monique Serres

 

Je trouve très beau le livre, son papier, sa couverture, sa mise en page; il met bien en valeur le texte. Je suis très contente qu'il existe. Il peut paraître difficile à un certain lectorat, à cause d'une forme d'écriture créative qui peut dérouter, mais c'est aussi ce qui fait sa valeur. Il fait partager par la poésie une « traversée de la douleur » que l'on peut ou pas supporter selon ses humeurs du moment, sa fragilité.

Je trouve que c'est un très beau livre de femme, qui dit quelque chose de nouveau, qui creuse un sillon douloureux, sans faux semblant, pour avancer vers plus de lumière.

L'écriture poétique est d'une très grande qualité, originale et porteuse d'un univers particulier.

Un livre qui ne peut que faire son chemin...

 

Eva talineau

 

Ton livre m'a profondément touchée, il y a une véritable force dans ce texte, une épaisseur, c'est un très beau livre, qui dit au-delà de ce que tu aurais pu "vouloir dire". D'une certaine manière, il éclaire ceux qui l'ont précédé, comme s'il ramassait des fils jusque là épars, s'y profile le récit de ce dans quoi tu as prélevé, pour le meilleur et pour le pire, ce qui pour toi a fait destin..

Là, il y a quelque chose d'abouti, quelque chose qui tombe juste.

 

Jacqueline Dupret

 

J’ai lu, chère Jacqueline, j’ai même lu deux fois, et j’ai été récompensée. “Tard je t’ai reconnue” est  un très beau livre.

La deuxième fois j’ai eu besoin de sauter le chapitre sur la grand-mère, parce que j’avais eu l’impression qu’il m’avait distraite du cheminement de la fille vers la mère.

Mais j’y suis revenue. C’est un passage indispensable.

Ce livre est fait de stations très denses, les cailloux de ta langue, marqués à ton chiffre, vivants, surprenants, qui glissent ou chatoient, et tout à coup certains se retournent.

Je trouve des échos avec
“Histoire de ma maison”.
J’ai nourri ma lecture de tout ce que je sais de toi, me demandant ce qu’un lecteur qui ne te connaît pas du tout comprend.
Je pense qu’on comprend assez. Du moins ton écriture décide qu’on comprend assez.
Dans les blancs immenses le lecteur se débrouille, parce qu’aux pages écrites il reçoit beaucoup.

 

Françoise Capron

 

Depuis le marché de la poésie, ton chaleureux accueil, et la découverte de ton livre, je pense

à toi tous les jours et veux t'écrire. C'est ton premier livre de poésies qui me touche à l'extrême.

   On y retrouve des thèmes (signifiants ?) qui sont aussi les miens : la nature, les couleurs et les senteurs (du midi), mais surtout une réflexion sur le passé, les morts, la mort, la lutte pour la vie, questions universelles. 

....tes mots à toi, si forts et beaux m'accompagnent, j'essaie de m'en imprégner et de trouver les miens…    Cette nuit, comme souvent en cette période (de fin de vie de la mère), je me suis réveillée à 3 H. triste et angoissée. Je me suis installée dans un fauteuil avec ton livre, et peu à peu, je me détendais, me remettais à penser. Je n'étais plus seule, mais avec toi.

A 5h. apaisée, j'ai pu aller dormir.

    Merci Jacqueline.

 

Pierre DELCOURT

 

Je n'ai lu pour l'instant que les deux premiers chapitres mais j'ai besoin de te dire combien tes mots me touchent, j'ai l'impression qu'ils viennent me chercher pour me dire à leur façon qui je suis et d'où je viens, on est bouleversé de se reconnaître dans des sentiments aussi intimes et personnels exprimés aussi pleinement par des mots....

Pas facile de poser des mots à son tour pour parler ... de tout ça

 

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Published by michel-dani alain
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commentaires

André KLECZEK 08/10/2011 13:47



Peu d'hommes se sont exprimés, Ludovic, Pierre et maintenant, moi même.


Comment j'ai abordé cette lecture? d'un premier jet d'abord, puis je m'y suis replongé doucement, posément et je fus pris d'un sentiment curieux, et ça m'est revenu comme une douleur vive et je
me suis souvenu du départ de ma mère, de cet arrachement brutal auquel je n'avais pas été préparé, pourtant au fil de la lecture, vos mots ont eu ce pouvoir de me mener vers une lumière et
m'éclairer.


Aussi, chère Jacqueline, que je ne connais pas encore, du fond du coeur, je vous dis merci pour cette admirable poésie.